Nikaya, Psychanalyse and Co

mardi 28 août / 20h30 : JC

Tant mieux qu'il n'ait rien dit, il n'y avait rien à dire. 

J'ai juste parlé... mais l'émotion était aussi forte qu'au moment M. Et c'est un flot de paroles et de larmes qui est sorti de moi. Je ne pouvais plus m'arrêter. Les images qui me venaient à l'esprit étaient aussi claires que si c'était hier. L'émotion est encore là, j'aurais préféré ignorer ma souffrance, zapper, tirer un trait, comme je sais bien le faire, "pour avancer". Mais ça fait du bien aussi... Comme vomir pour se libérer d'un poids dans l'estomac, quelque chose d'indigeste... La vanne est ouverte maintenant, c'est difficile de la refermer.

 

Je ne cesse d'interrompre mes sanglots en disant à JC : "c'est p'têtre l'heure d'arrêter" ou bien "vous voulez que j'arrête?"... il répond par un silence. "Faut que j'arrête de parler de cela sinon je vais avoir les yeux tous bouffis en rentrant"... "c'est p'têtre pas très intéressant du point de vue psychanalytique"...  "qu'est-ce que vous voulez que je "libre associe" là-dessus, c'est comme ça !" ou "j'espère que j'arriverai à digérer parce que si un jour.. Je me reprends... De toute façon, on n'est pas là pour spéculer sur le futur..."

Dur dur... JC "profite" d'un moment d'apaisement pour me dire "on va arrêter là pour aujourd'hui". Je dis "merci" en lui coupant prèsque la parole. Je me lève en sursaut pour me sauver au plus vite avant que ma douleur m'envahisse à nouveau. Je paye, lui serre la main en levant à peine les yeux et je m'enfuis. Je démarre, j'oublie d'allumer les phares de la bagnole. J'ai l'impression d'être ivre.

Faut que j'arrête de pleurer, faut pas qu'on sache que j'ai pleuré, qu'on me pose de questions... Faut que j'arrête d'y penser... Mais la route n'est pas assez longue pour que je m'apaise, cette fois-ci... Je fais tout pour me retenir... Mais je pleure... 

Malgré ma volonté d'oublier ou de me dire "c'est fini", la nuit qui suit la séance, je fais un rêve qui me ressasse encore ce que je venais de déverser, comme si ça n'avait pas été assez dur d'en parler, il faut que j'en rêve maintenant...

 

Avant d'aborder le sujet en question, je suis passée d'un sujet à un autre qui, consciemment, n'avaient pas de rapports entre eux... si ce n'est un mot qui me faisait penser à autre chose... Et c'est maintenant que je me rends compte, après coup, que tous mes propos étaient liés... J'aimerais saisir le sens de ces associations.... Dois-je chercher à comprendre ce qui se joue en moi (par exemple : tiens, ça c'est lié au comportement de mon père ou bien à ma mère... cela signifie que je suis amoureuse de mon père ou qu'au fond je souhaitais ceci ou cela...?) ou bien dois-je tout simplement continuer à parler, à associer, sans me poser de question ?
That is the question... (oui... To be or not to be... hihi)

 

Vos commentaires

1 Le Jeudi 30 Aout 2007 à 21:30 GMT+2, par choupette

courage nikaya! après les larmes vient le soulagement...

2 Le Jeudi 30 Aout 2007 à 23:23 GMT+2, par Nikaya

Merci pour vos encouragements Choupette

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