jeudi 6 sept/ 20h30 : JC
Je suis contente d'aller poser mon derrière sur mon divan... Euh son divan... Arf, bref... parfois je me demande ce que je vais bien pouvoir lui raconter... Je n'ai pas une tête aussi réjouie en resortant... bien que j'éponge soigneusement mon maquillage... Mais, bon on est maso ou on ne l'est pas, hein?! Moi, j'ai décidé de l'être bien comme il faut : j'en chie, et j'y retourne ! Hihihi...
Plus sérieusement, quelque soit l'issue des séances, chacune est un pas en plus, un repère concrêt pour sortir de ce grigri qui me ronge... dont je ne peux parler à personne, parce qu'incompréhensible...
Ce jeudi, je ne me
rappelle plus ce que j'ai dit... Enfin si, un peu... Des correlations
entre des sentiments actuels et des sentiments passés. Des choses qui
me font souffrir aujourd'hui qui ressemblent tant à des sentiments que
j'avais ressenti, enfin que je ressens toujours sauf que j'ai déclaré
forfait, j'ai mis de côté cette idée que l'on m'"avouerait la vérité",
qu'on assumerait actes et dires... Alors oui, on ne peut pas changer
ses parents, on est obligé de les aimer, d'accepter, c'est ainsi, mais
aujourd'hui je n'ai plus aucune obligation d'accepter cela d'autres
personnes... Pourtant JE m'oblige... et trouve toujours une excuse à
l'autre pour arrondir les angles et ne pas l'affronter, m'affirmer...
Mis ces idées de côté, pour avancer, au lieu de gangrainer... seulement avancer, c'est "cracher à la gueule" (dixit someone) de ma famille, de mes parents, de mes frères et soeurs. M'enfin la gangraine est là, sauf que je ne la montre pas et que j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre... Pourquoi je cogite surcogite... Et pourquoi je m'en suis sortie et pas mes frères et soeurs... S'en sortir, c'est un bien grand mot, quand avancer demande un effort psychologique, un combat contre soi, contre ce boulet accroché à ma pate, ce boulet qui n'a pas de nom, qui n'a pas de forme concrète... Pour assurer les apparences, une volonté de tout contrôler et que tout soit parfait : surtout ne rien laisser transparaître, être PARFAITE... Parfaitement maladif oui...
Arf, tout ça c'est bien personnel, je ferai mieux de me censurer... mais bon, si j'ai décidé d'écrire c'est avant tout pour moi, quand je me relis, plusieurs jours après, j'apprends sur moi, j'ouvre les yeux sur des choses auxquelles je n'avais pas pensé.
Vous me direz, je pourais écrire sur Word et puis les garder pour moi?! Non, je me dis que peut-être un lectorat attend de lire "la suite"... Avancer dans l'écriture, ajouter des articles aussi modeste soit-il, c'est à chaque fois une petite réussite, réussite contre moi et ce boulet qui me censure, qui me contredit, qui me dit que je ne suis pas assez bien,...
La fin de la séance approchait, il fallait que je lui dise...
Je lui ai dit ce que j'avais ressenti la séance dernière : l'impression de l'avoir gonflé en lui parlant de mes bouquins (enfin en essayant...),
qu'il était pressé de me voir partir, l'impression d'être une greluche
superficielle qui se crée des problèmes existenciels (oui, j'adore ce
mot : greluche) alors que tant de personnes souffrent certainement
plus... Je lui ai dit que j'étais partie la rancune au ventre, que je
m'en voulais, que j'avais voulu à tout prix "exploiter" cette question
(rare question) et que j'avais été incapable de dire ce que je trouvais
dans ces bouquins. Je lui ai dit que j'avais eu l'impression de lui
faire perdre son temps...
moi "vous me le diriez si je vous faisais perdre votre temps, hein??!
JC -..."
Silence légendaire... Bon, qui ne dit mot conscent... ça m'arrange... Hihi !
La séance arrive à sa fin, je suis soulagée de lui avoir dit, je me sens bien.
Rendez-vous mardi prochain, 19h45
Par Nikaya, Vendredi 7 Septembre 2007 à 17:14 GMT+2 dans Divan (article, RSS)






