Nikaya, Psychanalyse and Co

Merc 14 novembre : entre rêve et réalité

Tellement fatiguée, ma répétition de piano terminée, je saute dans ma bagnole direction home sweet home et dodo...  Les feux rouges, les travaux divers, les pépés et mamies qui me ralentissent et me font désirer encore plus mon lit m'exténuent.

Il est 15h, je saute dans mon pieu... A 16h j'ai un RDV... Trop fatiguée, je repousse à 18h30. Plus de forces, les jambes coupées, je ne tarde pas à embrasser Morphée...

Chez Morphée :

Pendant un soin du visage, une esthéticienne me propose le bail d'un appartement pour 700€ par mois (il se trouve que c'est le montant du loyer du commerce que je vais reprendre). Elle me donne une lotion bienfaisante, énergisante (je ne sais plus pourquoi elle était si bonne cette lotion).

Je m'en vais.

L'appartement à la façade en bois est au 1er et seul étage. On peut y accéder par un escalier extérieur.

On m'avertit que l'on m'attend à l'étage de l'appart. C'est la fille de l'esthéticienne. Une jolie fille, brune au caractère bien trempé, fi-fille trop gâtée, dans ce rêve on se connait, mais pas en bons termes. Fille arogante qui, en faisant peur aux jeunes de son age, les manipule à ses fins : faire pression sur d'autres.

J'arrive sur les lieux, j'entends qu'on prononce mon nom de famille comme on crache un molard...  On me cherche et c'est pas pour me faire du bien, la bande à fait-moi-peur est présente, non chalante, toute assise par terre, les boulets du coin sont venus prêter main forte à la pimbèche à la grande gueule.

En ressentant cette agressivité ambiante, je m'en vais.

Le lendemain, je me décide à monter et affronter. Affronter aussi le fait de voir que des gens considérés comme amis sont la aussi, présents, pour me faire du mal si nécessaire et d'autres aussi que je ne connais pas et qui seraient tout autant prêts pour me mettre la paté.

-Pourquoi tu me cherches ? dis-je à la brunette.

-Pourquoi tu me cherches, pourquoi tu me cherches, dit-elle d'un air narquois, tu as signé le bail, il me faut le fric, 700 €, tu te rends pas compte, tu te fiches de moi ? Faut que j'enlève le piano ! (tiens, elle joue du piano, et comme moi il faut qu'elle le déménage...) Elle évoque aussi son père... ça me fait penser au mien.

Je me dis que son comportement n'est pas très commercial et que sa mère aurait pu la brieffer un peu mieux sur le comportement à adopter avec ses clientes.

Je l'amadoue (comme la guardia civile d'un rêve précédent) voire la séduit. Elle se moque de moi et me dit avec une pointe d'ironie "oui, toi, les filles c'est juste l'amitié, rien de plus ? Hein ?" Moi de répondre avec un air de baronne que je prends souvent pour rire "Absolument, Chère amie", l'air entendu, a-t-elle compris mon message ?

L'entretien dominant-dominé terminé, je me dis... "Mais quelle fiote, j'aurais du lui déchirer au nez, son bail à la con !" 

Sur la route, je vais vite, je suis poursuivie (par qui par quoi ?), je prends un virage un peu violemment, le bord du fossé touche le dessous de la bagnole, on dirait que je perds de l'huile ou de l'essence, il y a un drôle de bruit de gargouilli de ventre, c'est la bagnole qui déconne. Puis silence, la voiture roule mais je dois pédaler, je tente de la redémarrer en route mais non, elle ne répond pas, à coup sûr, ma bagnole est morte, fais ch...

Je me réveille. 

Cette fille c'est peut-être moi (couleur et longueur des cheuveux...le piano, le père), mes exigences primaires et spontannées, mmon agressivité que je me contrains à étouffer,  par diplomatie.

Je fuis, quoi, moi ? Déchirer ce contrat, c'est arrêter de se mentir, l'affronter elle, m'affronter moi, m'assumer.  A force de fuir, la bagnole crêve, je ne peux plus fuir, je pédale dans la semoule... Dans la réalité, le moral suit son train-train (comme la bagnole qui continue à rouler) mais physiquement ça ne suit plus (le moteur est en panne).

A laisser décanter...

Vos commentaires

1 Le Lundi 3 Decembre 2007 à 22:39 GMT+2, par philippe

ALORS NIKA TU ECRIS PLUS
amitié
phil^ppe

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