Nikaya, Psychanalyse and Co

mardi 8 janvier 08/ 21h45

Dans 3/4 d'heure, je le retrouve. J'aimerais que chaque séance soit un bond en avant vers plus d'épanouissement, plus de réalisation de soi, plus de mieux être intérieur, moins de grigri autocastrateurs...

Ca faisait longtemps qu'une journée n'avait pas été aussi farcie, pourrie de grigri intérieurs... Comme un cauchemard ou comme après avoir été somnambule.

Je respire profondément (et divers techniques de relaxation), m'accroche au concret qui est là, aux "bonnes choses" que j'entreprends, aussi aux apparences que j'entretiens et qui me permettent de ne pas m'enfermer dans mon "chat qui se mord la queue"... Je me rends compte dans ce genre de moment à quel point le psychologique a de l'emprise sur le physique, le concret, et que la vie quotidienne est un réel combat, où l'on se fait violence pour ouvrir les yeux et relativiser.

Quelques années d"'expériences" à mon curriculum vitae névrotique me permettent de prendre mon mal en patience et de relativiser : ça va passer... Après la pluie le beau temps. Comme le boudhisme l'enseigne pour la méditation : laisser passer les idées, ne pas s'y attarder.

Accroche toi aux apparences, à la "fille à qui tout sourit", "la fille si bien dans sa peau", la "fille à la bonne humeur communicative"...

Fin de journée, il est 21h10, je retrouve bientôt JC. Ca va mieux.  

Drôle de journée, j'étais fatiguée...

Heureusement, la "fille à la bonne humeur communicative" reprend le dessus. Les apparences sauvent, mais le masque est lourd à porter parfois.

Vos commentaires

1 Le Dimanche 13 Janvier 2008 à 17:10 GMT+2, par Francis Bismuth

Est-il bien nécessaire - à moins que vous ne puissiez faire autrement - de sauver des apparences et de ne pas laisser tomber vos masques ?
D'autant que, par exemple, vos épisodiques "Hihihi", je ne dois pas être le seul à qui ils évoquent ces paroles de Gainsbourg pour Adjani, à propos des lunettes noires, qui montrent tout ce que l'on veut cacher.
Cordialement,
FB

2 Le Mercredi 16 Janvier 2008 à 08:48 GMT+2, par mia

voilà Francis qui laisse un message qui n'est pour une fois pas forcément facile à entendre, et pourtant!... tu as peur de lâcher les apparences, c'est normal Nikaya, c'était (c'est?) ta meilleure défense. mais maintenant tu es en analyse, alors le jour où tu seras prête à les lâcher ces apparences (ce qui est le plus difficile), tu verras que tu n'es pas seule, que l'analyste est là, que ce n'est facile pour personne mais... qu'on peut continuer à vivre en lâchant tout cela, et finalement qu'on en vit même mieux car plus proche de sa propre vérité.
allez, courage! :-) amitiés,
mia

3 Le Mercredi 16 Janvier 2008 à 21:18 GMT+2, par Francis Bismuth

L'on en vit en effet ô combien mieux, mais le décret en la matière, sans doute est-il sans grand effet.
La route est longue, mais ne peut pas mener nulle part (proverbe...euh.. blogueur?... Cordialement à toutes deux,
FB

4 Le Mercredi 16 Janvier 2008 à 23:36 GMT+2, par Nikaya

Merci pour vos commentaires... En effet, je ressens de plus en plus cette impression d'être au plus près de "ma vérité", d'être plus fidèle à moi-même. D'ailleurs, des choix professionnels récents font que chaque matin, je suis aux anges de me réveiller... Comme si je me découvrais une vocation, comme si j'étais pleinement moi-même. Cependant à titre personnel, je me torture l'esprit face à des choix que je n'arrive pas à prendre... Car sincèrement, est-il possible de suivre le conseil de Freud, celui de ne prendre aucune décision importante pendant l'analyse... Je ne pense pas. On ne vit pas dans une bulle et notre vie n'est pas entre parenthèses pendant l'analyse : donc il y a des choix importants et difficile à faire. Et comment ne pas faire souffrir d'autres que soi dans ce changement, dans cette découverte de soi... Parce qu'il y a des choses, j'en ai conscience, que j'ai créées et entretenues à travers la grille de ma névrose...

5 Le Jeudi 17 Janvier 2008 à 06:09 GMT+2, par Francis Bismuth

Durant mes deux longues tranches d'analyse, et quoique plongé dans l'étude de Freud et suivants, je n'ai jamais suivi Freud quant aux décisions importantes à ne pas prendre en cours d'analyse - tout en pouvant certes comprendre le pourquoi de cette recommandation. Quant à "continuer à souffrir ou à risquer faire souffrir", mon développement serait trop long et vous avez votre "JC" pour accompagner votre évolution ; si tant est que vous ayez créé et entretenu... etc., l'autre, s'il en fut implicitement complice, n'y trouva-t-il pas son compte ? A bientôt Nikaya, FB

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