Nikaya, Psychanalyse and Co

Contrat - diction

Cette dernière semaine, les séances m'ont gonflée (je ne sais pas ce que j'ai en ce moment je n'arrête pas de dire "gonflée"... mais j'en ai parlé à JC, comme de "morbide", mort-bide, mort dans le ventre... bref, passons)

Donc je disais, les deux dernières séances m'ont gonflée (pas savoir quoi dire, l'impression que c'est fini, que j'ai tout dit, marre de tourner en rond, de ruminer mon présent sans avancer sentimentalement... nia nia nia, nia nia nia...) Il pourrait pas me mettre sur la voie de choses que je dis et que je n'entends pas ? Que je vois d'une certaine façon en n'émettant pas l'éventualité que cela puisse être autrement ?

Oui parce que ça doit être ça, je ne m'entends pas, je parle, j'ai parlé comme un flot continu de larmes pendant quelques mois et finalement, ça sortait mais rien ne rentrait... A me souvenir rarement ce que j'avais dit en séance... Il faut que les mots fassent un circuit : sortir de l'inconscient, de la bouche, toucher le plafond à qui je parle pour s'y coller et revenir chatouiller mes tympans, qui, s'ils le veulent, ouvriront la porte vers le bordel de mon cerveau et de mon inconscient...Encore faut-il que les mots se décollent du plafond... et là je crois qu'il y a un bug... Je crois que JC les intercepte... Alors qu'il me rende M...!! Ce sont MES mots !!!!

Pardon, je divague... mais c'est une idée... Je ne sais pas si ça servira à grand chose.

Donc oui, JC ne pourrait-il pas saisir un mot au passage de mes gérémiades, je ne sais pas, un mot important ? Ou dont je ne me rends pas compte du sens ou des échos que celui-ci provoque ou provoquerait en moi ? Oui... Il en sait rien, il n'est pas en moi...

Mais m(biip), c'est lui le psy ! Il fait quoi... Il analyse ou pas ? C'est moi qui fait tout le boulot !!! Il ne dit toujours rien ou 1 phrase qui ne sert à rien (par exemple me faire répéter ce que j'ai déjà dit... et là c'est exceptionnel) jusqu'à présent, je m'étais accomodée de ma compagnie mais là, je ne me supporte plus, je ne supporte plus de m'entendre et cette impression de tourner en rond, de geindre et de dire la même chose sous tout ses angles... Là, je sature...

Enfin ne focalisons pas... ça va peut-être passer... Ou mieux passer...

Donc, malgré mon ruminement, clou du spectacle et contradiction, je viens de demander à JC s'il n'avait pas d'autres disponibilités pour me recevoir cette semaine (il ne peut me recevoir que vendredi et moi je veux et j'exige en tapant fort du pieds et en me roulant parterre, avoir mes 2 séances par semaine -mais non... c'est po vrai, je lui ai demandé par mail... donc pas pu taper du pieds-).

Nikaya si tu continues comme ça, tu vas aller au coin !! 

C'est ça en fait, je suis maso. "Une fessée JC, une fessée !!"

Oh là là... C'est la déchéance totale là... 

Ne cherchez surtout pas à comprendre...

Vos commentaires

1 Le Vendredi 25 Janvier 2008 à 15:35 GMT+2, par augenblick

Oh, nous dire de ne pas chercher à comprendre :) !!

Je te dirais (puisque je t'ai lue, hé hé), de creuser tes intuitions quand tu n'es pas satisfaite. Et je te le dis aujourd'hui alors que je viens de comprendre un rêve d'un désir archirefoulé au bout de quatre jours de minuscules avancées (au radar de l'intuition justement), et avec l'aide de Freud, encore ;).

Bises.

2 Le Vendredi 25 Janvier 2008 à 18:28 GMT+2, par mia

bien le bonjour Nikaya!
je rêve ou c'est une contradiction?
quand je lis:
"JC ne pourrait-il pas saisir un mot au passage de mes gérémiades (...)?"
puis:
"Il ne dit toujours rien ou 1 phrase qui ne sert à rien (par exemple me faire répéter ce que j'ai déjà dit...)"
j'ai l'impression que le voeu de la première phrase est exaucé... ce que tu répètes n'est pas resté au plafond, c'est déjà ça! :-D

3 Le Dimanche 27 Janvier 2008 à 11:50 GMT+2, par Nikaya

>>Liebe Augenblick, J'ai l'impression de ne pas avoir d'intuitions en ce moment : je ne sais pas, comme si j'étais dans une narration sans parenthèses ou sans ponctuation. Peut-être qu'inconsciemment je ne veux pas avoir ces intuitions. Mais je persévère. Quand tu parles de l'aide de Freud, parles-tu de ton analyste qui te pousse à creuser certains mots ou phrases ou correlations que tu aurais fait ? Ou simplement évoques-tu le cadre : la libre association ? C'est une période creuse pour moi... Bizarre... C'est sûrement passager. Bisettes, et merci Augenblick

>>Coucou Mia, Oui, en effet, je me contredis... Mais je n'arrive pas à voir ce qu'il y a "sous ce que j'ai à répéter, alors faut bien que je trouve un responsable... J'ai décidé que c'était JC, na ! (mauvaise foi dans tout sa puissance... Hihihi) Non, sérieusement, j'ai l'impression d'être ancrée à la surface. Je persévère... Peut-être qu'il faut que je me calme dans mes narrations, que je prenne le temps aussi, de m'entendre... Je te remercie Mia, Bien à toi, Nikaya

4 Le Dimanche 27 Janvier 2008 à 19:00 GMT+2, par mia

bonsoir Nikaya,
moi non plus, la plupart du temps, je ne comprends pas pourquoi l'analyste répète un mot. alors je me dis: il est con ou quoi? il ne comprend pas de quoi je lui parle?
je me le suis dit un bon nombre de fois les deux premières années de mon analyse! et il m'arrive encore de le penser!!
la compréhension peut venir 6 mois après... c'est long! très long! mais après je me dis que le fait qu'il répète ce mot m'a finalement fait avancer, sans que je le sache...
longtemps, très longtemps, je me suis dit: un analyste, ça interprète. quand va-t-il enfin s'y mettre? à m'expliquer ce qu'il a entendu? ensuite je me suis dit: c'est parce qu'il est lacanien, un autre m'aurait expliqué, lui...
puis j'ai compris qu'un mot répété, un silence, un mmh? SONT des interprétations...
mais tout ça c'est frustrant et très long, j'en ai un marre moi aussi en ce moment, d'être "ancrée à la surface" pour reprendre tes mots.
pffff...

5 Le Lundi 28 Janvier 2008 à 12:24 GMT+2, par augenblick

Oui je crois que le plus important est de persévérer, et c'est loin d'être facile :). J'ai l'impression que plus on avance, plus on doit aller chercher loin nos résistances.
Pour revenir à ce que tu as écrit, tu as apporté beaucoup de matériau d'analyse (et il me semble que tu poursuis la piste avec le rêve qui suit). Tu pourrais presque faire un commentaire composé "scolaire" et dégager les grandes thématiques, voir comment elles s'articulent ou s'opposent et comment ta langue les parle.

Je suis toujours surprise de lire la richesse des formes d'analyse et de relation analysant/analyste, très éclairantes pour travailler sur nos positionnements relationnels.

J'ai décidé de lire "Sur le rêve" de Freud suite à un texte de Melie, où j'ai été gênée par mon manque de bases théoriques. Un heureux hasard a fait que la fin de cette lecture a coïncidé avec un rêve plein de sens sous une forme maigre. Je commence à comprendre en quoi une analyse est l'étude du transfert et des résistances. (Je crois que je n'en suis pas encore vraiment au symptôme.)

6 Le Lundi 28 Janvier 2008 à 12:27 GMT+2, par augenblick

PS : et je t'embrasse aussi !
(Dès que j'évoque le transfert, je m'échappe ;)

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