Nikaya, Psychanalyse and Co

Sur la fin de l'analyse

Vendredi 29 mars : un ange passe... je ne sais pas quoi dire, je dis en ricanant "je fais du remplissage"...

Dans ces moments quand JC prend la parole, il me fait à chaque fois sursauter... Je suis habituée à mon silence, comme si j'étais seule dans le noir et que tout à coup je me rendais compte qu'il y avait quelqu'un dans la pièce.

"à quoi pensez-vous ?"

 Je m'imagine, dans quelques années, sur ce divan... Je m'imagine mais en même temps je n'arrive pas à croire à ce que j'imagine...

Je me vois, dans 5 ans (pourquoi 5 allez savoir), un peu plus épaisse physiquement, sans que cela ne me déplaise... Une sorte d'épaisseur physique démonstrative d'une plus grande solidité psychologique : une sorte d'assurance.

 

Dur d'accepter que cela puisse durer si longtemps mais j'espère et je crois que cela portera ses fruits... La durée d'une analyse, sa fin, sont, je crois des questions que tout analysant est amené à se poser...

Je ne pourrais pas parler si oui ou non il y a une fin de l'analyse par mon expérience puisque mon analyse vient "juste" de commencer (début mai 2007)... et en ce moment, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'avoir tout dit... De radoter, de trépigner...

Mais je sais que mon analyse est loin d'être terminée puisque dans mon quotidien, il y a des souffrances que je ne m'explique pas, peut-être disproportionnées aux faits. Des choses "concrètement" ou "objectivement" pas si graves qui me blessent ou me torturent... ou me tiennent trop à cœur...

Au tout tout début, JC, mon analyste, m'avait prêté Ma psychanalyse est terminée d'Agnès Bardon. Cela peut peut-être rassurer de voir que certains en sont "sortis"... Mais quoiqu'il en soit, il nous reste notre propre chemin à faire... Donc le secours de ce genre de témoignages est assez limité.
 
 
La discussion intégrale "fin d'analyse", c'est ici.

Vos commentaires

1 Le Lundi 3 Mars 2008 à 17:31 GMT+2, par philou

allez , ne fait pas ta petite fille qui veut tout, tout de suite et tu veux pas qu'on te commande.... il faut laisser le temps au temps et surtout à l'inconscient pour qu'il puisse transformer les maux en mots, une alchimie un peu longue..., je pense que tu devrais te donner un peu de temps à toi pour toi par amour
amitié

2 Le Vendredi 7 Mars 2008 à 11:28 GMT+2, par augenblick

"Je suis habituée à mon silence" me semble être une définition intéressante de la névrose :)

Il faudrait que je retrouve un passage de Pasolini au sujet du silence et de la parole, si ma mémoire est bonne, il est éclairant (il faut déjà que je trouve le livre, tu n'es pas pressée ? :))

3 Le Dimanche 9 Mars 2008 à 12:07 GMT+2, par verba

Et comment vous sentez-vous dans ces moments de silence auxquels vous vous êtes habituée?

4 Le Vendredi 21 Mars 2008 à 11:47 GMT+2, par mia

houhou, où es-tu Nikaya?
... ta psychanalyse est terminée et t'es partie sans nous dire au revoir?
:-)

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