à 100 à l'heure
Loin d'avoir terminé ma psychanalyse (
mia), je vis actuellement
à 100 à l'heure... Je ne sais pas s'il y aura un radar pour me calmer dans ma frénésie d'action.
Mon sprint quotidien commence à 7h pour se terminer en général vers 23h.
Je suis branque.
Je me dis que je devrais me limiter un peu mais quoi ? Que supprimer ? Que limiter ? Tout m'apporte et tout m'est essentiel ?
Par la force des choses, certaines activités -malgré une gourmandise "d'encor'plus" et des sollicitations pressantes- n'ont pu entrer dans la danse... le samedi soir c'est off. Là, non, je suis OVER BOOOOOOOOOOKÉE !!!!!
L'impression d'être shootée à la vie. L'impression de remplir mon agenda comme un boulimique se remplit le ventre.
Un moment de pause et de réflexion dans mes semaines à la Starky & Hutch, ou j'arrête d'éviter de penser en étant dans l'action : oui, je sais je me suis encore rajouté 3 RDV récurrents... Mais là c'est spécial (oui, d'accord Nikaya, tout est spécialement important)... Je collabore 3 fois par semaine un philosophe proche de Sartre.
L'existentialisme, c'est ça qui m'a sauvée et m'a fait avancer dès l'adolescence. C'est contradictoire d'ailleurs de dire que l'existentialisme m'a aidée... Mais outre les "déterminismes" inconscients qui me tiraillaient, je savais que je pouvais choisir mon chemin. Et je me suis fait violence pour avancer (jusqu'à être limitée cependant par mes tiraillements intérieurs)
Tout comme l'existentialisme "condamne l'Homme à être libre", la psychanalyse aide à se (re)faire sujet et recouvrer l'usage de sa liberté.
PS : merci pour les commentaires à mon précédent article.
Par Nikaya, Lundi 24 Mars 2008 à 18:37 GMT+2 dans Pensées (article, RSS)







